19e Sommet du MNA à Kampala : quand le Maroc réécrit les règles

Dans les coulisses de la diplomatie mondiale, une évolution majeure s’est récemment produite, mettant en lumière les efforts inlassables du Maroc en faveur d’une résolution pacifique du différend régional sur le Sahara marocain. Le 19ème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNA) qui s’est tenu à Kampala en Ouganda, a marqué un tournant diplomatique important en exprimant un soutien solide au processus politique sous l’égide des Nations Unies concernant cette question.

Ce revirement, qui contraste avec les positions antérieures de l’organisation, a été salué par les observateurs du secteur marocain, notamment les chercheurs en relations internationales et en droits de l’Homme, qui y voient une avancée positive.

Avec une ironie à peine voilée, on pourrait dire que le vent tourne à la convenance des marins les plus aguerris sur la mer houleuse des affaires internationales. Le Maroc, en l’occurrence, semble avoir hissé les voiles au moment opportun, profitant des alizés diplomatiques pour avancer sa position sur le dossier du Sahara marocain.

Cela dit, la Déclaration finale du 19e Sommet du Mouvement des Pays Non Alignés, qui s’est tenu à Kampala les 19 et 20 janvier, a marqué un moment crucial dans le soutien international au Maroc en ce qui concerne le Sahara marocain. La déclaration a mis en avant l’importance des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies depuis 2007, notamment la résolution 2703, qui a reconnu l’initiative marocaine d’autonomie comme une base sérieuse et crédible pour le règlement du conflit.

L’Organisation des Pays Non Alignés (MNA) a désormais clairement affirmé son appui à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara marocain, la qualifiant de sérieuse et crédible. Cela représente un changement significatif dans la position de l’organisation vis-à-vis de la question du Sahara occidental, qui avait adopté autrefois une position plus hostile envers la proposition marocaine.

Cependant, le Maroc a réussi à réarranger les cartes diplomatiques en sa faveur grâce à sa diplomatie persévérante et au réalisme qu’il a imposé dans la gestion du conflit artificiel. Le sommet du MNA a souligné l’importance de parvenir à une «solution politique acceptable pour les parties» sous les auspices des Nations Unies, incitant ainsi les parties concernées à maintenir leur volonté politique et à travailler dans un climat propice au dialogue en vue d’une phase plus intensive de négociations.

Le prof Mohamed Nachtaoui, universitaire à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, et chercheur en relations internationales, sollicité par Hespress a qualifié cette décision d’«historique». Selon lui, l’autonomie proposée par le Maroc représente une solution pacifique, pratique et viable, en conformité avec les résolutions de légitimité internationale. Il a souligné que le Maroc a clairement exprimé sa volonté de réforme et ses efforts sérieux pour préserver son intégrité territoriale, tout en respectant scrupuleusement le droit international.

Cette prise de position de l’Organisation des Pays Non Alignés met également en évidence les progrès significatifs réalisés par le Maroc dans les provinces sahraouies sous sa souveraineté, tant sur le plan économique que social. Elle renforce l’initiative d’autonomie du Maroc, qui a gagné la confiance et le soutien de divers acteurs internationaux.

Pour sa part Mohamed Salem Abdel Fattah, président de l’Observatoire sahraoui des médias et des droits de l’Homme, a souligné à Hespress l’importance juridique de cette décision pour consolider la crédibilité de l’autonomie comme solution réaliste et sérieuse au conflit du Sahara. Il a par ailleurs, salué la diplomatie marocaine pour son rôle déterminant dans cette évolution et a noté que cette décision était un revers pour la proposition séparatiste, qui perd de son influence sur la scène internationale.

En somme, cette décision historique de l’Organisation des Pays Non Alignés témoigne des efforts diplomatiques soutenus du Maroc pour résoudre le différend sur le Sahara marocain de manière pacifique et en pleine conformité avec le droit international. Elle représente un pas en avant significatif dans la reconnaissance de ces efforts sur la scène internationale et ouvre la voie à une résolution constructive de ce différend qui perdure depuis trop longtemps.

De plus, l’Assemblée générale des Nations Unies a récemment adopté une résolution réaffirmant son appui au processus politique sous l’égide exclusive du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour le règlement du différend régional autour du Sahara marocain. Cette résolution a également confirmé l’abandon définitif de l’idée d’un référendum.

Les chefs d’État et de gouvernement participant au sommet ont salué les négociations en cours sous l’égide des Nations Unies et ont encouragé les parties à continuer de faire preuve de volonté politique. L’objectif est de mettre en œuvre les résolutions récentes du Conseil de sécurité qui ont souligné la crédibilité de l’initiative marocaine d’autonomie.

En outre, le Maroc a été vivement félicité pour son rôle central dans la défense des droits du peuple palestinien, notamment à travers le Comité Al-Qods présidé par le Roi Mohammed VI.

Avec Hespress

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